Architecture à Genève et en Suisse Romande

Pont de la machine

Bridges

L’historie de cet ouvrage est intimement liée à celle de la machine hydraulique qui lui donne son nom. Celle-ci remplace en 1841 la vieille installation de l’ingénieur français Abeille qui, depuis 1708, pompait l’eau pour les fontaines de la ville. La nouvelle Machine est construite en amont de l’Ile, à laquelle elle est reliée par une passerelle en bois. Profitant de la construction d’un barrage à poutrelles sur le bras droit du fleuve, un pont piéton en bois est établi en 1843 entre les deux rives.

La nouvelle machine représente un progrès considérable, avec une puissance atteignant 50 CV et un débit de 4500 l/min, porté à 12000 l/min en 1872, contre 750 l/min pour la machine d’Abeille améliorée en 1816.

L’usine de pompage comporte le corps central d’origine, agrandi d’une aile nord en 1862-1864, d’une aile sud en 1868-1872, ces annexes successives abritant des turbines supplémentaires. En 1887, les bâtiments accueillent la première centrale électrique de Genève. L’architecture soignée de l’ensemble marque bien l’importance accordée à cet établissement industriel au coeur de la cité.

A l’occasion des travaux de l’usine des Forces motrices, on profite de l’assèchement du bras gauche du Rhône, en 1884, pour reconstruire en fer le segment sud du pont. Le segment nord est réalisé en 1887, avec l’édification du barrage à rideaux mobiles. Celui-ci est surmonté d’une passerelle de service courant le long de l’ouvrage. En 1927, l’espace entre le pont et le bâtiment est comblé par une plateforme en béton armé. Le barrage est mis hors service en 1995, remplacé par de nouvelles installations au Seujet.

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